Bibliographie

Vivants
Un livre présenté par l’association GoodPlanet.org – Yann Arthus-Bertrand et le WWF France

www.goodplanet.org

L’énergie à petits pas, François Michel
Le développement durable à petits pas, Catherine Stern
Le climat à petits pas, Georges Feterman
C
ollection Actes Sud Junior

Pour un pacte écologique, Nicolat Hulot.
Edition Calmann-Lévy
www.pacte-ecologique-2007.org

 

 

L'ile aux trésors

Il existe une peuplade, de plus en plus importante, d’hommes et de femmes, responsables et engagés dans la construction d’un monde plus juste.

Nous voulons témoigner de ces personnes qui attestent de la grandeur de l’homme et de sa capacité à ouvrir de nouveaux chemins.

Nous avons rencontré 23 initiatives le long des 1500 kilomètres parcourus à pied à travers Madagascar. Vous les retrouvez sur ce site, dans la colonne de gauche, classées en diverses catégories pour plus de clarté.

L’objectif du site est triple :

- Prolonger, amplifier le témoignage et la réflexion sur la démarche humaine pour le développement de telles initiatives. Toutes les actions présentées peuvent être visitées lors de votre voyage à Madagascar.

- Faciliter la mise en réseau de ces acteurs et de leurs pratiques pour en favoriser l’essaimage et le développement dans d’autres régions du monde.

- Informer pour comprendre pour ensuite pouvoir agir, chacun à son échelle. Vos commentaires sont les bienvenus pour recueillir vos autres bonnes idées d’action.

Il n’est pas trop tard pour agir. La planète a des ressources pour se régénérer si on lui en donne la possibilité aujourd’hui.

Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 17:46

En attente d'une validation.

 

 

 

 

Par Cécile&Lydie - Publié dans : Adoption
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 17:44

L’artemisia : une plante qui facilite l’accès aux soins pour le paludisme.

Andrebakely

Hertine, une jeune agronome malgache de 23 ans, nous invite à découvrir les plantations d’artemisia qui embaument tous les alentours, les germoirs et les pépinières. Bionex, la société qui a lancé le projet en 2004, est précurseur en la matière. Son fondateur, Charles Gibelin, a introduit cette plante venue de Chine afin de la cultiver de manière intensive et à grande échelle. L’armoise est connue depuis l’Antiquité. Son nom vient de la déesse Artémis, protectrice des femmes malades. A forte dose elle est toxique mais ses vertus thérapeutiques en font un remède très prisé. A Madagascar la maladie fait des ravages et constitue l’une des causes principales de la mortalité infantile. L’objectif de Bionex est de fabriquer sur place des médicaments à des prix abordables pour la population. Cette belle initiative, d’ailleurs très lucrative pour la société, fournit à près de 150 ouvriers un travail permanent et œuvre pour un meilleur accès aux soins contre le paludisme. Sur ce site, au nord du lac Alaotra, où les premières expérimentations ont été menées avec succès, nous pouvons apprécier l’ampleur du projet et l’envergure de l’espoir qu’il porte. Davantage même, si l’on pense que cette démarche peut être relayée dans d’autres pays dont la population, victime de cette maladie, pourra trouver un nouveau moyen de se soigner.

Au global :

Près de 40% de la population mondiale est exposée au paludisme dans le monde et cette maladie touche chaque année 300 à 500 millions de personnes. 1/3 de la population mondiale n’a pas accès aux médicaments et plus de 17 millions de personnes meurent chaque année de maladies pourtant faciles à soigner.

Simplement, pour agir :

- Lorsque l'on peut, se soigner avec un médicament générique.
Ce médicament est la copie conforme d'un médicament original et il
répond aux mêmes critères de qualité, d'efficacité et de sécurité que le produit de référence et il fait l'objet de contrôles identiques par l'Agence française de sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Le prix du générique est par ailleurs nettement inférieur à l'original (30 % moins cher). Et, l'intérêt des médicaments génériques est qu'à efficacité et sécurité strictement identiques, ils permettent de réaliser des économies pour financer les médicaments innovants et pour améliorer la prise en charge des assurés sociaux dans les secteurs où elle est actuellement insuffisante. Avec le développement des génériques, c'est à terme près de 4 milliards de francs qui pourront être économisés chaque année par l'assurance maladie.

A l'attention des médecins, toute spécialité confondue.

- L'agence de voyage Jacaranda, spécialiste du voyage à Madagascar, développe le concept Parenthèse de vie, parenthèse solidaire pour les médecins.

Exemple de parenthèse de vie avec des ophtalmologues - 2006.
A l’initiative d’un chirurgien ophtalmologiste Français d’origine Malgache et d’un partenariat avec le laboratoire BAUSCH et LOMB l’agence de voyage Jacaranda a organisé la logistique autour des interventions ophtalmologiques à Madagascar. Outre des dizaines d’opérations qui furent réalisées, la présence d’une vingtaine de chirurgiens ophtalmologistes Français a permis d’initier leurs homologues Malgaches à des techniques de dernière génération en matière d’opération de la cataracte. En dehors du milieu hospitalier, les médecins ont pu partager des moments de détente et de convivialité sur l’Ile Rouge.

En savoir plus : www.jacaranda.fr - Flash Jacaranda - Parenthèse de vie

Les contacter : Josielle Randriamandranto

13, rue Bergère - 75009 Paris

jacaranda@jacaranda.fr - Tél. 01 49 49 00 80

Par Cécile&Lydie - Publié dans : Santé pour tous
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 17:36

Un système de riziculture Intensive.

La vallée du Tsaranoro, Camp Catta

Le riz est l’une des clés de voûte de l’agriculture, de la cuisine et de la tradition malgache. Les cultures rythment les saisons, les unités de temps et de mode de vie d’une grande partie de l’île, en milieu rural. Dans cette vallée comme dans tant d’autres, les paysans cultivent leurs terres de manière traditionnelle. L’ONG Saint-Jérôme et Développement de Marseille animée sur place par des malgaches proposent depuis 6 ans le Système de Riziculture Intensive. Cette méthode simple et adaptée aux petites exploitations permet en moyenne de multiplier par 3 le rendement obtenu normalement avec le système traditionnel. Ce système utilise les variétés présentes dans le pays et le compost naturel. Les principes sont simples et sont enseignés tant auprès des villageois qui le souhaitent que dans l’école verte du village. Avec ce système les paysans doublent leurs revenus et améliorent la productivité de leurs rizières de 30% par rapport aux méthodes traditionnelles. Les enfants en plus de suivre le cursus scolaire classique pratiquent la semence du riz avec le SRI et développent la diversification des légumes et des fruits. La vente des différentes récoltes et produits permettent en partie de financer cette école de la nature.

Pour en savoir plus : le site : www.campcatta.com/projet.htm

Votre coup de main : faire un don à l’association Saint Jérôme Partage et Développement :

6 place Pelabon – 13013 Marseille – Tél : 04.91.66.00.08
Email : jrdelaroche@wanadoo.fr  

Au global :

L’agriculture à Madagascar touche pour beaucoup la culture sur brûlis. Ainsi beaucoup de forêts sont remplacées par des champs. La déforestation tropicale entraîne la disparition d’espèces, menacent les peuples qui vivent en harmonie avec la nature et bouleversent l’équilibre climatique de la planète. Dans le monde, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année, soit une superficie équivalente de la Grèce. Il existe des systèmes pour inciter les entreprises forestières à exploiter les arbres de façon durable tel que reboiser quand l’on coupe. Celles-ci sont regroupées dans le groupement de bois labellisé vert.

Votre action :

- Utiliser des cahiers en papier recyclé. En France, avec une tonne de vieux papier, on fait 800 kg de papier recyclé et chaque feuille fait économiser 1 litre d’eau en plus de 15g de bois.

- Utiliser du papier brouillon.

- Acheter des cosmétiques bio. Natura, créée en 1969 au Brésil est, aujourd’hui dans le monde, l’une des marques de cosmétiques phares de l’engagement social et environnemental. Avec des produits conçus en étroite collaboration avec les communautés traditionnelles brésiliennes, Natura souhaite valoriser leur savoir-faire, contribuer à leur développement et protéger la richesse de la biodiversité de la forêt amazonienne. La marque s’est lancée en France avec une boutique parisienne, où elle propose sa gamme de produits Ekos fabriqués à partir d’ingrédients naturels de la forêt tropicale, conditionnés dans des emballages recyclables et biodégradables en 28 jours. Chaque mois la maîtresse des lieux, Helen Kupfer, y accueille conférences ou expositions, invite un DJ, laissant le champ libre à son inspiration musicale, sous influence brésilienne. Chaque mercredi, les enfants sont au cœur de la Maison, s’initiant avec leurs parents aux secrets des multiples espèces de la flore brésilienne et au langage des sens.
La maison de Natura Brasil : 2 carrefour de la Croix-Rouge, Paris 6e, 01 46 02 24 72. Pour en savoir plus : www.natura.com

Couvertures mortes et vivantes : maîtres mots des systèmes de fertilisation agro écologiques.
Antsirabe, ONG TAFA

Narcisse Moussa, agronome malgache, propose aux paysans des solutions alternatives à la culture sur brûlis, la baisse de la fertilité des sols et la sécheresse de la terre. Nous partons visiter la « vitrine vivante » de Tafa, systèmes d’origine brésiliennes. Les techniques simples proposées s’inspirent du mode de fonctionnement d’un écosystème forestier. Avec ces techniques le sol n’est jamais travaillé et une couverture morte ou vivante est maintenue en permanence. Cette biomasse, soit de la paille (morte) ou des résidus de culture (vivante) protège le sol, lutte contre l’érosion tout en permettant d’agir pour les cultures environnantes comme un réacteur biologique. Ces systèmes ne nécessitent aucun outil spécial mais une formation que fournit l’ONG et ses différents partenaires. Les agriculteurs formés sur 2 à 3 ans sont en parallèle regroupés au sein des communautés villageoises pour contribuer à l’organisation, la commercialisation des produits, l’approvisionnement en matériel agricole…
Ces techniques qui maintiennent en place les sols et augmentent la fertilité, ont fait leurs preuves sur plus de 1000 hectares au

Brésil et sont adaptables dans tout pays. Dixit Narcisse dans le film L’Ile Rouge, pas à pas « si les les paysans pratiquent peu à peu l’agro écologie ils retrouveront leur autonomie alimentaire tout en respectant la biodiversité. » 

Votre coup de main :

Les contacter : tafaantsirabe@wanadoo.mg

Au global :

La production agroalimentaire a considérablement augmenté au cours des 50 dernières années. Malgré tout, 800 millions de personnes souffrent de la faim aujourd’hui. Tout comme l'ONG Tafa qui améliore la rentabilité des sols, depuis les années 80 l’ingénieur Pierre Rabhi développe l’agro écologie dans des zones rurales très pauvres du Burkina-Faso par l’utilisation du compost qui remplace les engrais chimiques, reconstitue les sols et renforce les plantes.

Votre action :

- Acheter solidaire et biologique.

Sociologue de formation puis éducateur, Jean Guy Henckel accompagne des personnes en situation de précarité depuis les années 70. Pour les aider, Henckel va s’inspirer d’un système de jardins coopératifs existant à l’étranger, dont les produits sont distribués à des réseaux d’adhérents-consommateurs locaux. Il parie aussi sur l’agriculture biologique. Le premier jardin est donc créé à Besançon en 1991 et son succès médiatique attire un grand nombre de personnes souhaitant monter leur propre structure. L’année suivante, il fonde le Réseau des Jardins de Cocagne afin de leur offrir une structure de support, d’animation, de conseil et de formation. 80 jardins existent aujourd’hui en France et accueillent des femmes et des hommes de 18 à 60 ans. Grâce à un accompagnement adéquat, 60% d’entre eux en sortent avec une solution d’emploi ou une formation qualifiante. « C’est sans compter le bénéfice personnel, lié au travail de la terre », souligne Jean Guy. A travers la production de légumes biologiques, distribués sous forme de paniers hebdomadaires à des adhérents-consommateurs, ces Jardins permettent à des adultes de retrouver un emploi et de construire un projet personnel. Plus d’information : http://www.reseaucocagne.asso.fr/

Par Cécile&Lydie - Publié dans : Terre et développement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 17:27

Notre mer : sauvons les concombres de mer !

Tuléar - Aqualab

Face à la disparition du concombre de mer à Madagascar, Jean-Marc Ouin, scientifique passionné des échinodermes étudie et relance l’exploitation de ces drôles d’animaux marins. Le concombre de mer est une sorte de banane spongieuse dont les chinois raffolent mais qui est surtout un maillon majeur du cycle de vie des fonds sablonneux, qui  fonctionne comme une station d’épuration. Sans lui, le sable se meurt et la vase envahit les plages. Avec Aqualab, Jean-Marc recherche depuis 9 ans avec des techniciens locaux une technique de reproduction et de croissance efficace pour compenser la surexploitation des pêches en gros. Fort de ses résultats, il vient de construire de grands bassins pour relancer une activité respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois locaux.

Au global :

Pollution : 70% de la pollution marine provient des terres.

Les déchets au sens plus large : chaque Français jette 1 kilo de déchets par jour, un poids qui a doublé en 40 ans et qui continue d’augmenter de 5 kg/an. A eux seuls, les emballages représentent 50% du volume de nos ordures et, nous consommons de plus en plus de produits emballés, sur emballés ou jetables.

Simplement, pour agir :

- Eviter d’acheter des produits emballés individuellement, penser à congeler.

- Boire de l’eau du robinet. En général, elle est aussi bonne que de l'eau en bouteille et évite du transport et des déchets. En plus, elle coûte au minimum 50 fois moins cher !

- Trier nos déchets de manière précise. Le quart de nos déchets atterrit dans la mauvaise poubelle. En triant correctement nous contribuons à augmenter le recyclage.

- Pour limiter la pollution, acheter des produits verts (d’entretien bio) pour le ménage et le jardinage. Peter Malaise, un belge bonhomme et chaleureux, est aujourd’hui le « gourou » d’Ecover, une société atypique, pionnière, reconnue des produits d’entretien biologiques. Depuis plus de 20 ans, Ecover fabrique et vend des produits d’entretien ménager, du liquide vaisselle à la lessive, dont l’impact sur l’environnement est bien plus faible que les produits classiques. Ces produits, aussi efficaces que les grandes marques, contiennent beaucoup moins de composants chimiques mousseux, néfastes pour les fleuves. Aujourd’hui, 85 à 95 % des produits Ecover sont biodégradés dans la nature au bout de 28 jours et leur emballage est aussi économe en matière. Ecover est présent dans plus de 22 pays, il représente aujourd’hui 1 % du marché anglais des liquides vaisselles. Plus d’information : http://www.ecover.com/fr/fr/

Notre terre : le Vetiver, une haie contre l'érosion, une plante au secours des rails et de l’économie locale.

Manampatra

Sur plus de 90 kilomètres, il n’existe aucun autre moyen de locomotion que le train. Plus de 100 000 personnes vivent dans cette zone et sont tributaires de son bon fonctionnement. Le projet FCER (Fianarantsoa Côte Est Réhabilitation) réhabilite depuis 2000 ce chemin de fer. C’est le vétiver qui a contribué à la préservation de la forêt et a permis de garder ce circuit de train unique. Cette plante exceptionnelle peut pousser dans toutes zones de climats. Les racines du Vétiver, de 2 mètres de long à 13 mois, représentent de véritables « clous vivants » qui fixent les sols et améliorent la résistance des terres de 30 à 40% environ. Le projet FCER travaille avec les paysans pour introduire les techniques de stabilisation de talus avec le vétiver. Plus de 3 millions de gousses ont été plantées tout le long des rails. L’application du vétiver peut réellement procurer de plus grands avantages économiques et bénéficier à l’environnement autant qu’aux sols. Par ailleurs le Vétiver peut être utilisé dans de nombreuses applications : de la bio ingénierie à la lutte contre l’érosion en passant par la fabrication de produits artisanaux.

Megaptera : un code de bonne conduite pour l’observation des baleines à bosse.
 Ile Sainte Marie
Megaptera, tel est le nom que Michel Vely a donné à son association créée en 1996 à Mayotte pour la connaissance, l’observation et la conservation de ces géants des mers qui se reproduisent tous les ans dans l’Océan Indien. A Madagascar, l’île voisine, les hôteliers de l’île Sainte Marie se sont regroupés au sein du GOT (Groupement des Opérateurs Touristiques). Ce groupement reverse à Megaptera une partie des revenus issus des sorties en mer pour approcher les baleines. « La meilleure des protections est l’écotourisme, une véritable alternative contre la reprise de la chasse et une source de revenus pour la population locale » souligne Fifou, un des hôteliers de l’île. L’île Sainte-Marie est un haut lieu de fréquentation des baleines à bosse. C’est une aire de reproduction, de naissance et d’éducation des baleineaux. Ces mammifères marins qui migrent vers Sainte Marie quittent l’Antarctique fin avril et arrivent à destination début juillet. Elles auront parcouru plus de 5000 km pour se reproduire à Madagascar et aux Comores durant l’hiver austral. Aussi l’observation durant la saison de juillet à septembre doit s’effectuer dans les meilleures conditions possibles. Megaptera, en collaboration avec la commission internationale des baleines, a publié un guide de bonne conduite pour l’observation des baleines. Mais aussi grâce à ses partenaires affiliés, l’organisation constitue une base de données qui participe à la connaissance et à la conservation de ces espèces menacées. Au-delà de l’aspect purement écologique, Michel rappelle que l’argument commercial est de taille. « Une baleine vivante rapporte plus qu’une baleine morte ». Dans tous les sens, l’écotourisme vaut mieux que la pêche.

 

 

Pour en savoir plus : Le site : www.megaptera-oi.org

Au global :

Les humains partagent la planète avec 15 millions d’espèces vivantes. Chacune a sa place et son rôle dans son écosystème. Mais si la disparition d’espèces est un phénomène normal, celui-ci se produit aujourd’hui à une vitesse alarmante. Cette dégradation a été plus importante ces 50 dernières années que dans toute l’histoire de l’humanité. Or, en menaçant les autres espèces animales, l’homme se met lui-même en danger car l’homme est une espèce parmi les autres et fait partie de la biodiversité.

Pour agir :

- Rejoindre une association de protection de la nature et des animaux. Pour exemple : WWF.

Avec 5 millions de membres et un réseau opérationnel dans 100 pays, le WWF regroupe ses actions autour de 3 priorités stratégiques : Préserver la biodiversité - Promouvoir la gestion durable des ressources naturelles - Réduire la surconsommation et la pollution.

WWF France, 1 Carrefour de Longchamp, 75016 Paris - Tél. : 01 55 25 84 84
Plus d'info : www.wwwf.com

 

 

Par Cécile&Lydie - Publié dans : Notre Terre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 17:17

L'énergie solaire : l’eau du sous-sol pompée par des panneaux solaires

Ambondro

Ce village est une perle de vie et d’astuce au milieu des routes sableuses et des chemins épineux de l’Androy. Dans cette région l’eau est une denrée rare. Au moment de la saison des pluies, l’eau est vite absorbée par le sol sableux. Quelques jours après les crues, il faut déjà creuser profond pour atteindre l’eau. Ce village comme d’autres que nous croiserons, ont mis en place plusieurs gros panneaux solaires pour pomper l’eau du sol ensuite redistribuée aux villageois à très faible coût. Cette eau que nous boirons dans cette région fait le délice de nos pauses.

 

L'eau, au global :

97,5% de l’eau sur la planète est salée. Sur les 2,5% de l’eau douce restante, seul 0,5% est accessible et donc utilisable par l’homme. Plus d’1 milliard d’habitants de la planète n’a toujours pas accès à l’eau potable et la demande devrait tripler avant 50 ans. L’eau qui reste est très inégalement répartie. Certains, comme le village d’Ambondro, en manquent cruellement, d’autres en consomment de plus en plus. Un Américain utilise environ 2 000 m3 par an, un Européen, 1 000 m3 mais un jordanien seulement 100 m3 et un Haïtien 7 m3. En France l’eau coule du robinet mais à Madagascar, pour la majorité, non. Certains doivent marcher des kilomètres pour aller la chercher. Economiser l’eau est une priorité pour tous.

Simplement, pour agir :

En France, une famille de 4 personnes consomme 400 litres d’eau par jour. En ajoutant l’eau utilisée collectivement (hôpitaux, écoles, bureaux), on arrive à 210 litres par personne et par jour en moyenne.

- une douche rapide plutôt qu’un bain : 50 litres au lieu de 150.

- si vous ne laissez pas couler l’eau pendant que vous vous brossez les dents : 24 litres économisés par jour.

- Installer un récupérateur d’eau de pluie (citernes) pour arroser votre jardin. 


Avec réflexion : Construire en vert : la maison bioclimatique.
En France, la filière s'industrialise de plus en plus. Plus d'info : salon Bâtir écologique à Paris du 1er au 3 décembre : www.batirecologique.com
Ecomatériaux : www.valleedequint.com
Systèmes solaires, une très bonne revue : www.energies-renouvelables.org

Jusqu'à fin 2009 il existe des crédits d'impôt de 15% à 50% qui vous aident.
Plus d'info : www.ademe.fr/credit-impot
Par ailleurs, parmi d'autres banques, le Crédit coopératif, grâce au Prévair, aide ses clients à financer isolation écologique et installation de chauffage renouvelable.

La houille verte ou biocarburant : le Jatropha
Andranomena - Espace Fraternité 

Au bord du lac Alaotra, à Andranomena, Jeannette et Hélène, deux roses aux épines résistantes comme elles aiment à se définir, s’activent jour après jour pour développer l’activité locale. La marche d’approche de l’association Espace Fraternité, qu’elles ont fondée, est simple et concrète : observation des besoins et ressources locales, action puis responsabilisation des paysans. Leur devise est  lumineuse : oeuvrer ensemble pour un meilleur devenir. Dans le cas du jatropha, l’équation est simple : le prix du pétrole augmente régulièrement, les machines mécaniques doivent être alimentées d’une autre manière. A Madagascar pousse depuis toujours, en quantité importante, une plante appelée jatropha dont le fruit contient de la résine utilisée par les habitants de la région pour la fabrication de leurs bougies artisanales. Cette graine, pressée à froid, produit une huile qui sert de biocarburant qui peut faire tourner certains moteurs. En 2005, l’association Espace Fraternité lance sa 1ère pépinière. A travers leur champ, Jeannette et Hélène dispensent des séances de formation sur les techniques de plantation et d’extraction de l’huile.

Votre coup de main : L’association Espace Fraternité a de nombreux projets. Outre ses projets de développement économique, elle s’occupe également des 140 enfants du village. Ces deux femmes ont fait construire plusieurs petites maisons en torchis (100€/maison) qui font office d’école. Au quotidien, elles recherchent des livres de loisirs, des jeux d’éveil, du matériel pour les travaux manuels, de cuisine et de bricolage… Vous pouvez faire vos donc matériels ou financiers : à Jeannette Perez chez Madame Perrin : 99 boulevard de la plage – 31120 Arcachon

 

Au global :

Le pétrole : chaque année nous consommons 2 à 3 fois plus de pétrole que nous en découvrons. 80% de l’énergie totale utilisée dans le monde provient des combustibles fossiles, soit le pétrole. A la vitesse de consommation actuelle les réserves mondiales de pétrole ont été évaluées à une cinquantaine d’années. Peu à peu nous allons rentrer dans une crise pétrolière permanente. Pour réduire notre dépendance au pétrole il existe différentes manières. Dans le cas du village d’Andranomena l’association développe la culture de la jatropha qui allié à d’autres carburants fait fonctionner des appareils agricole. En France les biocarburants sont produits soit à partir d’huiles (colza ou tournesol) soit à base d’alcools (éthanol), extraits de cultures de betteraves, de canne ou d’amidon qui sont généralement mélangés aux autres, ce qui diminue la pollution. 

Le gaz à effet de serre : les transports qui dépendent à 97% du pétrole produisent énormément d’émissions de gaz carbonique, l’un des principaux gaz à effet de serre et du réchauffement climatique. Pour limiter les gaz à effet de serre et consommer mieux, beaucoup d’économies d'énergie passent par des gestes et des consignes simples.

 

Pour agir :

- L’hiver à partir de 19C° dans les pièces à vivre, 1C° en plus c’est 7% de consommation en plus. Habillez-vous plus chaudement plutôt que de monter le chauffage.

- Un fruit importé hors saison consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison. Acheter le plus souvent des fruits et des légumes de saison. 

- Remplacer nos ampoules par des lampes basse consommation (LBC). Certes elles coûtent plus cher que les ampoules classiques mais elles consomment 80% d’électricité en moins et durent beaucoup plus longtemps.

- En quittant une pièce ou le bureau éliminer les veilles des appareils électroniques. Une télé en veille toute la nuit dépense autant d’électricité que si vous regardiez 2 films !

- Une idée qui fait son chemin : le co-voiturage.

 

 

- Louer une voiture plutôt que d’en acheter une. C'est intéressant si l'on fait moins de 10 000 km par an. Caisse Commune a pour credo « mettre l'économie au service de l'écologie » en appliquant le principe d'une voiture à multi-usagers.
Fonctionnement : sur la base d'une adhésion de 100 euros et d'un abonnement de 12 euros par mois (le prix d'un petit PV 
J)- vous pouvez réserver un véhicule 24h/24 et 7 jours/7. Il ne vous coûtera alors, pour une Renault Clio par exemple, que 5 euros de prise en charge + 2,59 € /h ou 24,9 € /j et 0,35 euro /km. Caisse Commune veut développer des comportements écologiques grâce à l'économie. Comme le consommateur paye à l'usage, il est incité à réviser sa consommation de la voiture. Plus d’information : http://www.caisse-commune.com/

- Acquérir du matériel électroménager économe en énergie (classés A+ ou A++).

- Chauffer chez soi avec le CPCU, Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain. Les déchets des uns deviennent la matière première des autres. Le CPCU c’est le 8ème de Paris chauffé par les déchets. Cette priorité donnée à la valorisation des déchets et au gaz a permis de réduire de 18% les émissions de CO2 ces 10 dernières années. Plus d’information : http://www.cpcu.fr/

 

- Pour les entreprises : Afin de rendre le développement durable le plus concret possible, l’ADEME, Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie travaille dans 3 directions :

 

 

- assurer la cohérence de ses politiques et de ses actions avec une démarche de développement durable grâce à une grille de critères appropriés ;

 

 

- aider ses interlocuteurs et partenaires en leur proposant des méthodes et des outils adaptés ;

 

 

- mettre en œuvre, dans son propre fonctionnement interne, un programme « ADEME exemplaire ». Pour les entreprises et collectivités territoriales l’agence a mis au point différents documents pour faire le point sur un thème précis, réfléchir sur les grands enjeux du moment avec des repères et des infos pratiques. Un site à ne pas manquer : http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&m=3cid=96

Par Cécile&Lydie - Publié dans : Energies renouvelables
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus