Bibliographie

Vivants
Un livre présenté par l’association GoodPlanet.org – Yann Arthus-Bertrand et le WWF France

www.goodplanet.org

L’énergie à petits pas, François Michel
Le développement durable à petits pas, Catherine Stern
Le climat à petits pas, Georges Feterman
C
ollection Actes Sud Junior

Pour un pacte écologique, Nicolat Hulot.
Edition Calmann-Lévy
www.pacte-ecologique-2007.org

 

 

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Tourisme solidaire

Jeudi 23 novembre 2006

 CACTUS HOTEL à Faux-Cap


Fière de ses 14 enfants la patronne des lieux a posé ses valises dans cet endroit magique il y a 20 ans. Sur cette côte sauvage et sublime et cette ville aux allures de fantôme, Marizela mène de nombreux projets : reboisement des dunes, ateliers de coutures, sensibilisation des femmes à plus de liberté et de dignité. Actuellement sur 750 habitants, on compte moins de 10 couples polygynes.

 

 

 

Marizela continue de développer cette côte par la construction il y a 5 ans de petits bungalows face à la mer et par le développement de l’activité des pêcheurs. Sa petite activité hôtelière du bout du monde permet de financer tous ses projets de développement local, sans avoir besoin d’appui extérieur hypothétique dans cette région reculée...

Si vous décidez de voyager à Madagascar... et que le coeur vous mène sur les pistes du Grand Sud, entre Tuléar et Fort-Dauphin, faites absolument un arrêt à Faux-Cap, à quelques kms du Cap Sainte-Marie, la pointe sud de la Grande Ile. N’hésitez pas à faire cet arrêt de rêve chez une femme hors du commun et une cuisinière hors pair ! Bon voyage !

Les TOILES DE L’ISALO - Ranohira
Une autre idée de l’hébergement,
un tourisme en harmonie avec la nature

Doit-on parler d’un campement avec ce parfum sciemment voulu d’aventure ou d’un vrai hôtel confortable où le matériau dominant qu’est la toile a judicieusement su imprimer une autre idée de l’hébergement ? Sûrement des deux. Les Toiles de l’Isalo ont leurs « fondations » dans ce rêve de jeunesse qu’on a tous de passer une nuit hors des murs et de leurs conventions, à la belle étoile, sous une tente. Bien trouvé cette idée d’associer la chaume à la toile pour maîtriser la chaleur, tout comme les passerelles en bois reliant les différentes unités. Un autre bon point est le problème de l’énergie résolue grâce aux plaques solaires. Dans ce pays où la préservation de l’environnement est l’affaire de tous, Les Toiles de l’Isalo montrent l’exemple d’une nouvelle façon d’accueillir le tourisme, qui chaque année progresse sur la Grande Ile. N’oublions pas que ce secteur est la première rentrée de devises pour le pays. Alors, à quand un petit cocktail aux Toiles, en tête à tête avec le massif de l’Isalo ?


Les contacter :
Si vous voulez réserver vos nuits aux Toiles de l’Isalo, depuis Paris, contactez :
L’Agence Jacaranda : 13, rue Bergère - 75009 Paris – Tél. 01 49 49 00 80
http://www.jacaranda.fr/
L’agence Jacaranda est LE spécialiste sur Paris du voyage à Madagascar, fondatrice de cet Hôtel « Les Toiles de l’Isalo » et l’instigatrice de nombreux projets de développement dans lesquels des touristes peuvent aussi prendre leur place (cf. « Les parenthèses de vie » dans notre partie Santé).

Si vous voulez vous y rendre directement depuis Tananarive. Allez jusqu’à Ranohira, et juste avant la sortie de la ville, sur la droite, un grand panneau indique l’entrée de l’Hôtel. Situé à seulement 20 minutes à pied de la fameuse piscine naturelle du fabuleux Parc National de l’Isalo.

 

L’ASD, Association Santé et Développement - Ile Sainte Marie
Acteur d’un tourisme durable et socialement responsable
Changer les mentalités pour un rapport « gagnant-gagnant »

 

 

 

 

 

 

« Le tourisme est comme le feu : on peut bouillir sa soupe mais il peut aussi brûler votre maison ». Ce nouveau dicton malgache résume bien la prise de conscience récente des habitants de l’île Sainte Marie face à l’explosion touristique de la région au cours des dix dernières années. Si en Europe l’idée est déjà acquise que le tourisme apporte son lot d’avantages et de méfaits et qu’il devient urgent de mettre en place des structures qui puissent établir un respect mutuel entre population locale et opérateurs touristiques, il en est autrement sur le terrain.

 L’île aux Nattes, à la pointe sud de l’île Sainte Marie, compte parmi les plus grandes attractions touristiques de la région. Entourée d’un lagon de couleur émeraude, bordée de plages de sable blanc et de cocotiers, l’îlot correspond parfaitement à l’image européenne du paradis tropical. Mais pour ces villages traditionnels, l’implantation intensive et soudaine des complexes hôteliers n’offre pas uniquement de perspectives réjouissantes… à moins qu’une volonté commune émerge pour concilier développement touristique et développement local.

 

 

 

C’est ce que propose de faire Silke et son association ASD. Débarquée sur l’île il y a treize ans pour un séjour détente, cette allemande de Freibourg est frappée par le choc interculturel. En 2004, elle s’installe définitivement sur l’île et créée avec des volontaires locaux un espace d’échange et d’actions entre les villageois et les nouveaux arrivants. Elle met en place un éventail d’activités qui vont de la sensibilisation contre le tourisme sexuel à la gestion des capitaux fonciers, en passant par la création d’ateliers de formation (artisanat, cuisine, langues étrangères…) et l’organisation de festivités qui réunissent touristes et population locale. Bref, un tour de force pour que le tourisme équitable ne reste pas lettre morte.

Passez voir Silke et son travail, si vous séjournez quelques temps à l’Ile Sainte Marie. Tout le monde la connaît là-bas... Un excellent moment à discuter avec elle, pour voyager en ouvrant aussi les yeux sur les réalités d’un tourisme en explosion. Passionnant...

Au global
Voyager est aussi une excellente occasion d’agir solidaire... le choix d’un hôtel, d’une destination, et de son temps disponible aux autres pendant ses vacances, un panel d’actions accessibles à tous !

 

Tout savoir sur les vacances solidaires... http://www.actualitesolidarite.com/achat/rubriques/vacancesolidaires.htm

Le Congé Solidaire, une idée qui a de l’avenir...
En 1999, Hervé Dubois décide de bouleverser les habitudes et de monter l'association Congé Solidaire. Le « congé solidaire » consiste à utiliser ses jours de RTT ou de congés payés pour partir aider des gens dans des pays en voie de développement. Il s'agit, par exemple, de donner des cours d'informatique en Afrique ou de gestion au Kosovo avec l'accord et la participation de son entreprise.
Pour prendre un congé solidaire, il suffit d'avoir des compétences et le désir d'en faire profiter les autres. Les salariés volontaires partent aux frais de leur entreprise pour des missions d'au moins 15 jours et s'intègrent à un projet déjà en place, impulsé par la population locale, que l’association a choisi d’aider en lui fournissant des bénévoles.
Une trentaine d'entreprises comme Agnès B, Yves Saint Laurent, Reebok ou La Caisse des Dépôts ont déjà répondu présentes et 83 personnes sont parties en mission dès 2000.
L'association souhaite qu'une entreprise ne se contente pas d'envoyer un seul salarié, mais plusieurs à la suite dans une même région, ce qui permet de mettre en place un projet global. Le Crédit Agricole et le Club Med se sont, par exemple, engagés à envoyer chaque année -pendant trois ans- huit salariés au Mali...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, vous-mêmes, renseignez vous si votre entreprise ne propose pas déjà ce genre de démarche personnelle, et si non, pourquoi ne pas lui souffler l’idée ?
Retrouvez plus d’infos sur la page « Congé Solidaire » du Guide du Routard : http://www.routard.com/guide_dossier/id_dp/21/conge_solidaire.htm
ou directement sur : www.congesolidaire.org
Association Congé solidaire : 78, avenue de la République , 75011 Paris.
Tél. : 01-49-29-89-99.

En vacances... un hôtel modèle ! Scandic Hotels
Scandic Hotels est la plus importante chaîne hôtelière en Scandinavie avec plus de 141 hôtels et 23.000 chambres dans plus de 9 pays.
En 1996, la première étape du changement fut de former l’ensemble des 5.000 collaborateurs que comptait Scandic : des journées de formation, pour le directeur comme pour la femme de chambre, où étaient exposés les grands enjeux environnementaux du siècle prochain. Une fois sensibilisés, et responsabilisés, ce furent plus de 2.000 initiatives qui émergèrent spontanément au cours de l’année suivante : diminuer la consommation de produits d’entretien chimiques, remplacer tous les petits savons et petits shampoings qui finissent à la corbeille par des cartouches murales, généraliser les sols en parquet à la place de la moquette, concevoir des rideaux qui ne couvrent pas les radiateurs afin de ne pas gaspiller la chaleur… Cette foule de détails, jusqu’à la carte magnétique qui ouvre la chambre qui est en bois et non en plastique, permet aujourd’hui à Scandic d’affirmer que ses nouvelles chambres sont recyclables à 97%.
Depuis 1996, ce sont plus de 9.500 chambres « écorooms » qui ont été construites ou rénovées. Les consommations totales d’énergie ont diminué de 24% en 3 ans, celles d’eau de 12% et celles de déchets (tous triés) de 45%. Déjà 10% du café servi est bio. Il y a deux ans, le groupe a été racheté par Hilton International, et dorénavant l’enjeu pour le fondateur, Jan Peter Bergkvist, prend une autre ampleur. Reconnaissant le caractère pionnier de Scandic, le PDG de Hilton lui a demandé de prendre la direction Environnement et Sécurité au niveau mondial… le chantier est gigantesque !
Si vous partez voyager dans les Pays du Nord de l’Europe,

ne manquez pas de réserver vos nuits dans ces hôtels...

rendez-vous sur http://www.scandic-hotels.com, le site est aussi en anglais.

Une bonne idée de destination...
Ouvert en mars 2001, en Cornouailles, l’Eden Project est un projet pédagogique unique en son genre : construit pour un budget de 86 millions de livres sur une ancienne carrière d’argile désaffectée, ce jardin a été créé pour sensibiliser ses visiteurs (5 millions depuis l’ouverture et près de 300 écoliers par jour) à l’écologie, et plus spécifiquement à l’interdépendance entre les hommes et les plantes. La visite de 4 heures offre un parcours à travers tout le site, principalement composé de deux dômes qui sont les plus grands conservatoires au monde : le premier, haut de 50 mètres, reconstitue le climat des zones tropicales ; le second, qui culmine à 35 mètres, reconstitue la végétation des climats tempérés chauds. Un troisième espace en plein air raconte, au fil de terrasses, l’histoire de plantes qui poussent dans nos climats tempérés. Et tous les soirs d’été, le site accueille des spectacles, des concerts,…
Géré par une fondation qui porte son nom, l’Eden Project emploie désormais plusieurs centaines de salariés, dont 95% sont issus des villages alentours. Elu entrepreneur social de l’année en 2001, le fondateur de l’Eden Project, Tim Smit, s’est lancé dans cette aventure à 50 ans, après des études d’archéologie et un long détour par la musique. Pour lui, l’Eden Project est le symbole de ce que peut faire la créativité humaine quand elle entreprend de faire revivre une zone sinistrée, socialement et écologiquement.

Sur Paris, une action simple de « tourisme » solidaire...
Le restaurant Dans le Noir ? a ouvert ses portes le 14 juillet 2004 à Paris. Comme son nom l’indique, il propose au public de manger dans le noir total. Aucune lumière ne filtre en effet des cuisines, et une dérogation affranchit même le restaurant des enseignes signalant les sorties de secours. Fruit d’un partenariat avec l’association Paul Guinot, Dans le Noir ? est en fait la continuité logique des dîners « Le Goût du Noir » développés par cette association depuis plusieurs années pour sensibiliser le public au monde des non-voyants. L’idée première est de renverser positivement le handicap en mettant l’aveugle en situation de guider et de rassurer le voyant. Ce sont donc des non-voyants qui conduisent les clients à leur table et les servent, soit au passage la création de15 emplois stables pour des aveugles.
Il promet aussi aux clients « une expérience humaine et sensorielle » : sans la vue, ceux-ci sont en effet obligés de faire travailler le goût, l’odorat voire l’ouie pour distinguer les goûts, les odeurs, les saveurs et les textures… En outre, les repas sont servis à de grandes tables où chacun peut faire connaissance avec ses voisins, sans les juger d’après leur apparence physique, ce qui permet indéniablement l’établissement d’une communication plus authentique. Enfin, 10% des profits du restaurant sont reversés à des œuvres contribuant à l’amélioration des conditions de vie des non-voyants.
Vous pouvez aussi vivre l’expérience Dans le Noir ? à Londres et à Moscou !
Rendez-vous sur le site : http://www.danslenoir.com/
Restaurant /Bar /Lounge :
51, rue Quincampoix 75004 PARIS
Résa par tel au 01 42 77 98 04 - resa@danslenoir.com

Hôtel à Barcelone
« Mettez votre grain de sable, ouvrez la force de l’affection »
Le Inout Hostel est un projet très innovant de tourisme vert et « social » dont la plus grande originalité est d’employer 90% de travailleurs handicapés. Situé à 15 minutes du centre-ville de Barcelone, en plein cœur d’un parc naturel de 24 hectares de forêts et jardins, le Inout Hostel est une auberge simple de 184 lits, avec des tarifs accessibles à tous (15 à 24 euros par nuit et par personne), des terrasses aménagées pour se détendre ou prendre le soleil, des soirées d'observation des étoiles organisées pour les visiteurs et un accès pratique évidemment privilégié pour les personnes handicapées. Tout cela, avec un slogan fièrement affiché : « Laissez une équipe de personnes handicapées vous montrer tout ce dont elles sont capables, laissez-vous gagner par leur spontanéité, leur joie de vivre et leur envie d’apprendre. En leur permettant de vous servir, vous leur permettez de s’intégrer au monde du travail et à la société ».
Contact : http://www.inoutalberg.com/

 

 

 

Par Cécile&Lydie
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