Bibliographie

Vivants
Un livre présenté par l’association GoodPlanet.org – Yann Arthus-Bertrand et le WWF France

www.goodplanet.org

L’énergie à petits pas, François Michel
Le développement durable à petits pas, Catherine Stern
Le climat à petits pas, Georges Feterman
C
ollection Actes Sud Junior

Pour un pacte écologique, Nicolat Hulot.
Edition Calmann-Lévy
www.pacte-ecologique-2007.org

 

 

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Terre et développement

Dimanche 19 novembre 2006

Un système de riziculture Intensive.

La vallée du Tsaranoro, Camp Catta

Le riz est l’une des clés de voûte de l’agriculture, de la cuisine et de la tradition malgache. Les cultures rythment les saisons, les unités de temps et de mode de vie d’une grande partie de l’île, en milieu rural. Dans cette vallée comme dans tant d’autres, les paysans cultivent leurs terres de manière traditionnelle. L’ONG Saint-Jérôme et Développement de Marseille animée sur place par des malgaches proposent depuis 6 ans le Système de Riziculture Intensive. Cette méthode simple et adaptée aux petites exploitations permet en moyenne de multiplier par 3 le rendement obtenu normalement avec le système traditionnel. Ce système utilise les variétés présentes dans le pays et le compost naturel. Les principes sont simples et sont enseignés tant auprès des villageois qui le souhaitent que dans l’école verte du village. Avec ce système les paysans doublent leurs revenus et améliorent la productivité de leurs rizières de 30% par rapport aux méthodes traditionnelles. Les enfants en plus de suivre le cursus scolaire classique pratiquent la semence du riz avec le SRI et développent la diversification des légumes et des fruits. La vente des différentes récoltes et produits permettent en partie de financer cette école de la nature.

Pour en savoir plus : le site : www.campcatta.com/projet.htm

Votre coup de main : faire un don à l’association Saint Jérôme Partage et Développement :

6 place Pelabon – 13013 Marseille – Tél : 04.91.66.00.08
Email : jrdelaroche@wanadoo.fr  

Au global :

L’agriculture à Madagascar touche pour beaucoup la culture sur brûlis. Ainsi beaucoup de forêts sont remplacées par des champs. La déforestation tropicale entraîne la disparition d’espèces, menacent les peuples qui vivent en harmonie avec la nature et bouleversent l’équilibre climatique de la planète. Dans le monde, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année, soit une superficie équivalente de la Grèce. Il existe des systèmes pour inciter les entreprises forestières à exploiter les arbres de façon durable tel que reboiser quand l’on coupe. Celles-ci sont regroupées dans le groupement de bois labellisé vert.

Votre action :

- Utiliser des cahiers en papier recyclé. En France, avec une tonne de vieux papier, on fait 800 kg de papier recyclé et chaque feuille fait économiser 1 litre d’eau en plus de 15g de bois.

- Utiliser du papier brouillon.

- Acheter des cosmétiques bio. Natura, créée en 1969 au Brésil est, aujourd’hui dans le monde, l’une des marques de cosmétiques phares de l’engagement social et environnemental. Avec des produits conçus en étroite collaboration avec les communautés traditionnelles brésiliennes, Natura souhaite valoriser leur savoir-faire, contribuer à leur développement et protéger la richesse de la biodiversité de la forêt amazonienne. La marque s’est lancée en France avec une boutique parisienne, où elle propose sa gamme de produits Ekos fabriqués à partir d’ingrédients naturels de la forêt tropicale, conditionnés dans des emballages recyclables et biodégradables en 28 jours. Chaque mois la maîtresse des lieux, Helen Kupfer, y accueille conférences ou expositions, invite un DJ, laissant le champ libre à son inspiration musicale, sous influence brésilienne. Chaque mercredi, les enfants sont au cœur de la Maison, s’initiant avec leurs parents aux secrets des multiples espèces de la flore brésilienne et au langage des sens.
La maison de Natura Brasil : 2 carrefour de la Croix-Rouge, Paris 6e, 01 46 02 24 72. Pour en savoir plus : www.natura.com

Couvertures mortes et vivantes : maîtres mots des systèmes de fertilisation agro écologiques.
Antsirabe, ONG TAFA

Narcisse Moussa, agronome malgache, propose aux paysans des solutions alternatives à la culture sur brûlis, la baisse de la fertilité des sols et la sécheresse de la terre. Nous partons visiter la « vitrine vivante » de Tafa, systèmes d’origine brésiliennes. Les techniques simples proposées s’inspirent du mode de fonctionnement d’un écosystème forestier. Avec ces techniques le sol n’est jamais travaillé et une couverture morte ou vivante est maintenue en permanence. Cette biomasse, soit de la paille (morte) ou des résidus de culture (vivante) protège le sol, lutte contre l’érosion tout en permettant d’agir pour les cultures environnantes comme un réacteur biologique. Ces systèmes ne nécessitent aucun outil spécial mais une formation que fournit l’ONG et ses différents partenaires. Les agriculteurs formés sur 2 à 3 ans sont en parallèle regroupés au sein des communautés villageoises pour contribuer à l’organisation, la commercialisation des produits, l’approvisionnement en matériel agricole…
Ces techniques qui maintiennent en place les sols et augmentent la fertilité, ont fait leurs preuves sur plus de 1000 hectares au

Brésil et sont adaptables dans tout pays. Dixit Narcisse dans le film L’Ile Rouge, pas à pas « si les les paysans pratiquent peu à peu l’agro écologie ils retrouveront leur autonomie alimentaire tout en respectant la biodiversité. » 

Votre coup de main :

Les contacter : tafaantsirabe@wanadoo.mg

Au global :

La production agroalimentaire a considérablement augmenté au cours des 50 dernières années. Malgré tout, 800 millions de personnes souffrent de la faim aujourd’hui. Tout comme l'ONG Tafa qui améliore la rentabilité des sols, depuis les années 80 l’ingénieur Pierre Rabhi développe l’agro écologie dans des zones rurales très pauvres du Burkina-Faso par l’utilisation du compost qui remplace les engrais chimiques, reconstitue les sols et renforce les plantes.

Votre action :

- Acheter solidaire et biologique.

Sociologue de formation puis éducateur, Jean Guy Henckel accompagne des personnes en situation de précarité depuis les années 70. Pour les aider, Henckel va s’inspirer d’un système de jardins coopératifs existant à l’étranger, dont les produits sont distribués à des réseaux d’adhérents-consommateurs locaux. Il parie aussi sur l’agriculture biologique. Le premier jardin est donc créé à Besançon en 1991 et son succès médiatique attire un grand nombre de personnes souhaitant monter leur propre structure. L’année suivante, il fonde le Réseau des Jardins de Cocagne afin de leur offrir une structure de support, d’animation, de conseil et de formation. 80 jardins existent aujourd’hui en France et accueillent des femmes et des hommes de 18 à 60 ans. Grâce à un accompagnement adéquat, 60% d’entre eux en sortent avec une solution d’emploi ou une formation qualifiante. « C’est sans compter le bénéfice personnel, lié au travail de la terre », souligne Jean Guy. A travers la production de légumes biologiques, distribués sous forme de paniers hebdomadaires à des adhérents-consommateurs, ces Jardins permettent à des adultes de retrouver un emploi et de construire un projet personnel. Plus d’information : http://www.reseaucocagne.asso.fr/

Par Cécile&Lydie
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